Syndicalement Vôtre, no 47 - janvier 2010

Une décennie dans le rétroviseur syndical

La décennie 2000-2009 a débuté par la signature d’un accord sur la réforme du statut des fonctionnaires (Loi sur le personnel) en janvier 2000 et s’est achevée une solution négociée couvrant l’impact DECFO/SYSREM sur la Caisse de pensions en décembre 2009. Ces deux conventions, mais également les années de crise des finances et la réforme DECFO ont profondément modifié les bases de notre travail.

Une fois revu le statut des fonctionnaires et une nouvelle politique salariale mise en place, on pourrait s'interroger sur ce qui nous attend lors de la prochaine décennie. Hormis la question des recours concernant DECFO-SYSREM et la Caisse de pensions qui fera l’objet d’un bilan et probablement d’une révision législative ces prochaines années, il serait souhaitable que les prochains gros dossiers soient d’un autre ordre. Ils toucheront probablement moins aux questions de principes généraux (lois, salaires) qu’à la qualité de vie des employés, tant personnelle que professionnelle.

Il s’agit en premier lieu de la question des rapports de travail. La FSF souhaite que le SPEV se préoccupe enfin des aspects qualitatifs de la politique du personnel, par exemple en mettant en place des indicateurs de satisfaction des collaborateurs. A notre sens, la qualité du service public doit s'appuyer impérativement sur du personnel « bien dans ses baskets » et respecté par sa hiérarchie.

En second lieu, il faudra veiller au développement de la formation et de la formation continue en particulier. Aucun fonctionnaire ne peut prétendre effectuer les mêmes tâches qu'il y a 10 ans. Une modification de plus en plus rapide des tâches ainsi que des changements plus fréquents de postes, voir de métiers, nécessite que la formation continue soit développée. Ces évolutions doivent bien sûr s’accompagner par une reconnaissance des efforts fournis.

Finalement, la santé au travail est un enjeu de plus en plus important. L’augmentation des tâches et du stress engendre des effets sur la santé des employés. Sans parler des outils ou des horaires inadaptés. Une vraie politique de promotion de la santé au travail est hautement nécessaire dans une « entreprise » de la taille de la nôtre. Ceci sera l'une des prochaines préoccupations de la FSF.

La décennie qui nous attend pourrait être l'occasion de se recentrer sur l'humain dans l'expression "ressources humaines", à condition que les autorités concernées aient ajouté dans leurs bonnes résolutions, celle de ne plus considérer les fonctionnaires comme de simples lignes comptables dans le budget de l'Etat. C'est en tout cas le voeu de la FSF pour cette nouvelle année qui commence.

Martial de Montmollin, président de la FSF

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