Premier rapport de la commission de recours
La Commission de recours Decfo/Sysrem a été créée par
un décret du Grand Conseil du 25 novembre 2008,
lequel décret a été l'objet d'un recours devant la
Cour constitutionnelle. Il n'est entré en vigueur
qu'après que cette Cour a rendu son arrêt (le 24 juin
2009) et a dû être complété deux fois (augmentation
du nombre des assesseurs et du nombre des
présidents). Les juges assesseurs de la Commission -
trois nommés par le Conseil d'Etat, trois désignés
par les syndicats - ont commencé leurs travaux en
décembre 2009. Les deux présidents ont été nommés en
avril 2010, de telle sorte que la Commission a été
constituée définitivement le 20 avril 2010. Elle a
d'abord dû faire en sortie que, matériellement, elle
dispose des équipements nécessaires.
C'est
ainsi qu'elle a pu occuper des locaux dans un
immeuble appartenant à un privé, à la rue
Saint-Martin 26, le 28 mai 2010, locaux qu'il a fallu
équiper en mobilier et en informatique.
Ses collaborateurs (deux greffières, une secrétaire)
ont été nommés le 5 mai 2010 et ont débuté leur
activité le 1erjuin
2010.
La
Commission a pu emprunter à l'Ordre judiciaire
vaudois un logiciel informatique (GDC) lui permettant
de gérer efficacement les 1700 recours qui lui ont
été transférés du Tripac, qui les avait préalablement
reçus et enregistrés.
Il a
fallu d'abord assurer la formation au système Decfo
des membres et collaborateurs de la Commission. Puis
celle-ci a adopté son Règlement de fonctionnement et
de procédure et défini son rythme de travail. Elle
s'est constituée en trois sections pour prendre ses
décision (un président et deux assesseurs.) Elle
siège en outre en plenum environ une fois par mois.
C'est donc le 1er
juin 2010
qu'elle a effectivement pu commencer d'exercer ses
compétences. Dès cette date, elle envoie chaque mois
aux autorités d'engagement 60 recours, en leur
donnant un délai de deux mois pour se déterminer.
Leurs déterminations sont ensuite communiquées aux
recourants, pour que ceux-ci - en vertu de la
garantie du droit d'être entendu - puissent
s'exprimer à leur sujet dans un délai de 30 jours. Il
n'y a pas d'échanges ultérieurs d'écritures, à moins
que la Commission ne l'estime nécessaire pour
l'établissement des faits; elle peut en effet
ordonner des mesures d'instruction complémentaires
(auditions, production de pièces complémentaires, par
exemple), ce qui s'est révélé nécessaire pour
plusieurs affaires déjà. Dans la computation des
délais mentionnés ci-dessus, il faut tenir compte des
féries.
Il résulte de cette procédure que les premières
affaires ont pu être étudiés dès le mois de novembre
2010 et que les premières décisions ont été prises en
janvier 2011. Il semble, selon les premières
expériences, que la Commission (dont les membres
travaillent à temps partiel) pourra trancher environ
entre 40 et 50 cas par mois, au mieux. Si l'on tient
compte du fait qu'il y a 1700 recours à traiter, le
règlement de l'ensemble de ce contentieux prendra de
35 à 40 mois - durée extrêmement longue, mais que les
ressources disponibles (en personnel et en temps) ne
permettent pas d'abréger. Il n'est pas certain que,
pour nombre d'affaires, une telle durée soit
compatible avec les garanties découlant des articles
29 de la Constitution fédérale et 6 de la Convention
européenne des droits de l'homme. On peut envisager
que la Commission doive être renforcée à plus ou
moins brève échéance.
La Commission travaillant en trois sections, cela
crée un problème de coordination, afin qu'il y ait
cohérence entre les trois jurisprudences. En effet,
il arrive fréquemment que des questions analogues se
posent, particulièrement dans l'appréciation des
critères de classification, et il importe qu'elles
soient tranchées dans le même sens par les trois
sections. Pour ce faire, la Commission ne peut pas se
fonder sur des jurisprudences antérieures d'autres
autorités, puisque c'est la première fois que ce type
de contentieux est mis en oeuvre et qu'il présente
donc des difficultés tout à fait nouvelles.
C'est pourquoi elle a décidé de ne pas donner encore
un caractère définitif aux décisions prises à ce jour
par les sections et, par conséquent, de ne pas encore
les notifier. Elle a choisi d'attendre qu'il y en ait
une cinquantaine, afin de pouvoir s'assurer qu'il y a
effectivement cohérence. C'est à ce moment
(c'est-à-dire au cours de ce printemps) que les
premières notifications auront lieu.
Une autre question de coordination se pose. L'art. 38
RLPers prévoit une commission au sein de laquelle les
questions de classification des fonctions peuvent
être étudiées. Cette commission n'est pas encore
constituée. Cela paraît illogique : en effet, la
Commission Decfo/Sysrem va statuer sur des recours
individuels sur la collocation de postes relevant de
fonctions qui seront peut-être classés autrement par
la suite; il serait préférable de procéder selon
l'ordre inverse, car une éventuelle réévaluation de
la fonction est de nature à rendre les recours sans
objet, alors que l'admission ou le rejet d'un recours
individuel devrait être sans effet sur les niveaux
des fonctions.
Les
présidents de la Commission :
F. Jomin
i / P. Moor
Le 11
mars 2011
Changement à la tête de la FSF
Béatrice Métraux présidente de la
FSF
La
Fédération des Sociétés de fonctionnaires et des
Associations du parapublic vaudois (FSF), annonce le
départ de son président
Martial de Montmollin pour
le 31 mars. A la tête de la FSF depuis 3 ans, Martial
de Montmollin a décidé de réorienter son parcours
professionnel, et par conséquent de quitter la
présidence de la FSF. Homme de terrain, il aura
marqué son mandat par sa capacité d'anticipation et
son sens de l’engagement syndical. Il a été un des
acteurs principaux dans les négociations de
DECFO-SYSREM.
Pour
le remplacer, l’assemblée des délégués de la FSF
réunie le 9 mars dernier, à élue, à l’unanimité,
Madame
Béatrice Métraux à
la présidence de notre fédération. Mme Métraux
prendra la tête de la FSF le 1er avril et quitte ses
fonctions de secrétaire générale.
Communiqué de presse
Lancement d’une pétition
Le
temps de la patience est révolu. Il est grand temps
que le Conseil d’Etat respecte ses engagements. La
FSF lance une pétition à l’attention du Grand
Conseil, cette pétition vise deux objectifs
majeurs.
Gratifications d'ancienneté:
depuis l'entrée en vigueur de la LPers (2003), le
Conseil d'Etat a suspendu arbitrairement
l'application de la norme légale instituant les
gratifications d'ancienneté. Les collaborateurs de la
sécurité et du secrétariat sont particulièrement
touchés par cette suspension. Or, les excellents
résultats financiers du Canton lui permettraient sans
aucune difficulté de récompenser ses collaborateurs
les plus fidèles.
Commission
de réévaluation:
voilà plus de deux ans que le Conseil d'Etat a promis
la réévaluation de certaines fonctions dont les
fonctions administratives. Pendant ce temps, plus de
3500 collaboratrices/teurs stagnent dans une
fonction. Le refus abusif de Pascal Broulis de mettre
en place la commission chargée de la réévaluation des
fonctions péjore cette situation. Plus grave, le
Président du Conseil d'Etat et le Gouvernement ne
respectent ni la convention signée avec la FSF, ni le
décret du Grand Conseil à ce sujet!
FSF / mars 2011
MOBILISATION
À L'ATTENTION DU GRAND CONSEIL
Primes d'anciennetÉ
Depuis l'entrée en vigueur de la
LPers (2003), le Conseil d'Etat a suspendu
arbitrairement l'application de la norme légale
instituant les gratifications
d'ancienneté:
Article
52 al.1 RLPers: Après dix ans d'activité, une
gratification d'ancienneté de service est versée tous
les cinq ans.
Les
signataires exigent du Conseil d'Etat la mise en
œuvre immédiate de cet article ainsi qu'il s'y était
engagé lors des négociations Lpers.
Commission
de rÉexamen
des fonctions
Voilà plus de deux ans que le
Conseil d'Etat a promis la réévaluation des fonctions
administratives. Pendant ce temps, plus de 3500
collaboratrices/teurs stagnent dans une fonction
sous-payée et mal reconnue.
Le
refus abusif de Pascal Broulis de mettre en place la
commission chargée de la réévaluation des fonctions
en 2011 aggrave cette situation.
Les
signataires exigent la création immédiate de la
Commission de réévaluation des fonctions, comme l'y
oblige le décret de novembre 2008,
permettant notamment un réexamen sérieux des
fonctions administratives.
VOUS
POUVEZ OBTENIR LE TEXTE DE LA PETITION POUR SIGNATURE
AUPRES DU SECRETARIAT DE LA FSF / 021 601 50
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Recours DECFO-SYSREM
Procédure:
Un important travail préparatoire a été nécessaire pour la mise en place de la commission.
La commission de recours est constituée de 2 présidents, 3 représentants de l’Etat, 3 représentants des syndicats (1 représentant FSF) et deux greffières.
Environ 1700 dossiers sont enregistrés auprès de la commission de recours.
Selon nos informations, 60 dossiers sont traités par mois.
La procédure est la suivante: interpellation de l’Etat par la commission, détermination de l’Etat sur le recours, duplique de la personne recourant. A la demande du recourant, intervention de la FSF pour définir les éléments pertinents de la duplique.
Il faut contacter le secrétariat de la FSF.
Les secrétaires généraux sont à votre disposition.